Plateaux Batéké et Haut-Ogooué
Le sud-est du pays, autour de Franceville : hauts plateaux de savane, canyons rouges et forêts-galeries du parc des Plateaux Batéké, un paysage qui ne ressemble à aucun autre au Gabon.
Le sud-est du Gabon prend le voyageur à contre-pied. On y quitte la forêt continue pour un pays de hauts plateaux ouverts, de savanes herbeuses, de canyons de sable ocre et de forêts-galeries logées au fond des vallées. C'est le domaine des Batéké, dont la culture s'étend au-delà de la frontière congolaise, et le point le plus continental du pays.
Franceville, la capitale du Haut-Ogooué
Franceville est la troisième ville du pays et le pôle du sud-est. On la rejoint par vol intérieur ou par le Transgabonais, dont c'est le terminus. La ville, adossée à des collines, doit son développement à l'exploitation minière de la région, notamment le manganèse de Moanda voisine. C'est une bonne base pour organiser la logistique vers les plateaux : 4x4, guide, vivres. Autour, la campagne du Haut-Ogooué se prête aux étapes intermédiaires, avec des marchés ruraux et quelques villages perchés au-dessus de la vallée de l'Ogooué.
Le parc national des Plateaux Batéké
Le parc des Plateaux Batéké, à la frontière congolaise, protège un paysage unique au Gabon : vastes savanes ondulées, rivières claires, canyons taillés dans le sable et bosquets de forêt le long des cours d'eau. La faune y est plus discrète que dans les parcs forestiers — antilopes, hyènes tachetées, oiseaux de savane — mais un programme de réintroduction des gorilles de plaine est mené depuis plusieurs années. L'accès est long : piste depuis Franceville jusqu'à Léconi, puis 4x4 pour atteindre les campements du parc. On y voyage en petit groupe, en autonomie relative.
Autour de Léconi
La bourgade de Léconi, aux portes du parc, est célèbre pour son cirque : un cirque naturel d'érosion aux teintes rouges et ocres, spectaculaire à la lumière de fin de journée. C'est l'un des paysages les plus photogéniques du pays, très différent de l'image habituelle du Gabon vert. Les villages téké alentour vivent d'agriculture et de petits marchés ; nous organisons volontiers une halte et une rencontre plutôt qu'un simple passage.
Quand venir
La saison sèche, de juin à septembre, est nettement la meilleure : les pistes tiennent, les nuits sont fraîches sur les plateaux (prévoyez un pull), et la lumière rasante met en valeur les reliefs de sable. En saison des pluies, les pistes deviennent lourdes et certains passages de rivière difficiles ; les séjours sur les plateaux sont alors moins fiables. Comptez au minimum trois à quatre jours sur place pour justifier le trajet.
